« MELAZA », au cinéma

Sortie nationale en France du film de Carlos LECHUGA « MELAZA »

Le 16 avril 2014

Melaza

ANNÉE: 2012

DUREE: 80 minutes

RÉALISATEUR(S): Carlos LECHUGA

SYNOPSIS

Durant de longues années le sucre a été l’essence de Cuba. Les usines sucrières faisaient vivre des villages entiers. Melaza est l’un de ces villages, son nom en témoigne. Aujourd’hui à Melaza, on ne travaille plus la canne. L’usine ne tourne plus, la production de sucre est suspendue, les employés sont au chômage. Dans l’usine abandonnée, cachés entre les machines rouillées, Adlo, 25 ans et Monica, 35 ans font l’amour sur un vieux matelas. Ils vivent dans une très petite maison avec Marla, 8 ans et la grand-mère de 80 ans qui se déplace en fauteuil roulant.

Aldo donne des cours de natation dans une piscine vide. Monica est la dernière employée de l’usine, elle surveille et entretient les machines. Ce que le couple gagne ne leur suffit pas pour vivre, c’est pourquoi ils louent leur maison quelques heures à des couples qui ont besoin d’un lieu pour leurs rencontres amoureuses. Lors de ces moments-là, la famille se réfugie dans un parc en attendant de pouvoir rentrer à la maison.

Une nuit la police du village les verbalise pour avoir loué la maison sans autorisation officielle. Ils devront alors chercher d’autres moyens de gagner de l’argent pour payer l’amende. Monica devient femme de ménage. Aldo de son côté, ne trouve pas de moyen honnête pour gagner sa vie, il vend de la viande sous le manteau, ce qui est formellement interdit et surtout le cache à Monica. En travaillant illégalement il met sa famille en danger. Monica reproche à Aldo son incapacité à vivre dans un monde corrompu, elle lui dit qu’il ne sait pas se battre, que cela est nécessaire pour survivre à Cuba. « Ici tu dois apprendre à danser ou tu meurs sur la piste ».

La pluie tombe. Les cuves rongées par la mélasse qui s’y déversaient autrefois se remplissent, à présent, d’une eau sale. Les élèves d’Aldo s’y baignent, ils nagent pour la première fois. Aldo les rejoint et comme pour un baptême il s’immerge sous l’eau : Maintenant, il est prêt à affronter la corruption du monde.Englué comme dans un bain de mélasse, le couple essaie de sortir la tête de l’eau mais reste coincé entre les fantômes du passé et l’impossibilité d’améliorer son futur.
Ne leur reste que l’espoir, pourtant dans le village rien ne change. L’usine sucrière est toujours fermée, silencieuse. Le vent soulève la poussière des rues, le soir tous les habitants se rendent aux fêtes officielles. La vie passe. Aldo et Monica rejoignent les festivités avec l’illusion que la faim et le besoin disparaitront.

La fermeture de l’usine sucrière a été un désastre pour le village de Melaza. Aldo et Monica ont du mal à survivre. Ils s’entraident, essaient de garder espoir et de sauver leur couple…

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.