« Mes Chers Disparus », selectionnée à Luchon

La série de Stéphane KAPPES, « Mes Chers Disparus », est sélectionnée

au Festival de Luchon du 12 au 16 février

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ANNÉE: 2013

DUREE: 6 x 52 minutes

RÉALISATEUR(S): Stéphane KAPPES

Synopsis

Dans la famille Elbert, tout est extrêmement banal : la mère ne tiendra plus très longtemps le ménage à bout de bras, le père empêtré dans ses affaires de famille, la fille, comme on pourra la comprendre, ne parle qu’à Dieu, et le jeune fils entre dans l’adolescence par la porte de la délinquance on line. S’ajoutent à ceux-là une pièce rapportée, un célibataire de 60 ans, croupier de son état mais surtout l’ange-gardien de notre héroïne depuis qu’elle est devenue orpheline à 17 ans.

Tout ce petit monde habite au 14 rue Gagarine, dans une maison de ville décrépite mais néanmoins classée, propriété des Elbert par les femmes depuis cinq générations.
Mais lorsque ce dernier ciment familial s’effrite bientôt sous les coups de boutoir d’une procédure d’expulsion administrative abusive qui risque de les mettre à la rue, les appels à l’aide que Marianne, la maîtresse de maison, lance à ses aïeux en désespoir de cause, ont une conséquence aussi immédiate qu’inattendue : A son retour du cimetière, elle constate que sa mère, sa grand-mère et son arrière grand-père, tous trois occupants du caveau qu’elle vient de visiter, sont présents physiquement dans le salon, ne laissant pour tout refuge que la cuisine à son mari, ses enfants et consorts, terrorisés.

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Ce phénomène aussi soudain qu’extraordinaire n’est pas pour déplaire à Marianne qui a devant elle trois saints à qui se vouer, sinon que les morts ne sont absolument pas ravis d’être là, tirés contre leur gré du repos éternel. Aussi sa joie est-elle vite nuancée, et c’est presque déçue qu’elle constate que la mort ne leur a rien apporté, ni en vision supérieure de la nature humaine ni en sagesse qui pourrait servir de guide aux vivants

Au contraire, ces morts ordinairement présents dans la vie ne semblent éprouver aucun plaisir particulier, ni à se retrouver entre eux ni à côtoyer leur descendance. En fait, ils ne semblent préoccupés que de l’image qu’ils ont laissée dans la famille et ne sont curieux que de ce qui a pu advenir de ceux de leurs contemporains qui leur ont survécu. Dès lors, ils ne vont réellement s’intéresser au sort de cette maison et tenter de se rendre utiles uniquement parce que Marianne leur paraît être le seul gage de retour vers leur « sweet home » des morts.
Malheureusement pour certains d’entre eux, ils vont devoir attendre.

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