Diffusion Maradona, un gamin en or

Ce soir, sur L’Equipe 21, diffusion du documentaire de Jean-Christophe Rosé :

« Maradona, un gamin en or », à 20h45

© PRESSE SPORT

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DUREE: 95 minutes

ANNÉE: 2006

AUTEUR/RÉALISATEUR: Jean-Christophe Rosé

 
 
 
 
 
 
 
 

Synopsis

Dés les premières secondes, le film vous prend aux tripes pour ne plus vous lâcher, entre enchantement et fascination. Le 10 novembre 2001, Diego Armando Maradona, exultant et pleurant, fait ses adieux au football devant des dizaines de milliers d’adorateurs en délire massés dans le stade de la Bombonera. C’est là que le “gamin en or” a débuté vingt-cinq ans plus tôt, à l’âge de 16 ans, avec son club fétiche, le Boca Juniors, emblème des pauvres de Buenos Aires, dans une Argentine muselée par la junte du général Videla. Le voici en noir et blanc, visage pur sous les boucles brunes, repéré à 12 ans par la télévision officielle et déjà doté d’un instinct sans pareil du ballon rond et de l’image, qui confie ses deux rêves : “Jouer la Coupe du monde et la gagner.”

Les métamorphoses d’un héros

Comment rêver meilleur sujet que ce héros qui ne cessa d’électriser les caméras, tour à tour porté au pinacle et traqué, de l’Argentine à Barcelone, de Mexico à Naples – sa seconde patrie –, de Cuba à l’Argentine ? Archange du foot à la grâce sans pareille, qui sut transformer en mythes, bien au-delà de l’exploit sportif, quelques-uns des très nombreux buts de sa très longue carrière, Maradona est aussi une star totale, de la pointe de ses coiffures extravagantes aux orteils de son magique pied gauche. Entier dans l’amour, les excès, le spectacle et le jeu, des sommets de sa gloire aux abîmes de ses déchéances successives, c’est d’abord sa fidélité à lui-même et à ses origines qui fait de lui un personnage d’exception. Signée Jean-Christophe Rosé, réalisateur entre autres des Rois du ring, de L’odyssée du coureur de fond, de Fausto Coppi, une histoire d’Italie et de Pelé, Garrincha, dieux du Brésil, cette grande fresque maradonienne vibre au rythme du football et du tango. Elle parcourt les terrains de manière chronologique, d’une séquence d’anthologie à une autre.

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Avec notamment cette immortelle victoire de l’Argentine contre la Grande-Bretagne en quart de finale de la Coupe du monde 1986 à Mexico, où, quatre ans après l’humiliation des Malouines, Maradona commence par marquer de la main droite (l’arbitre n’a rien vu, preuve, dira le footballeur, que “Dieu était avec lui”), avant de s’envoler du milieu du terrain pour neutraliser un à un tous ses adversaires et glisser le ballon dans les filets. Dans le film se croisent aussi l’histoire récente de l’Argentine et la rubrique des faits divers ; les grands de ce monde côtoient les mafieux du sport et de la drogue ; l’indéfectible clan familial rivalise de tendresse avec les tifosi (supporters) de la terre. Obèse ou athlétique, bouffon et dieu des stades, afro puis roux carotte, Maradona, éternel phénix renaissant de ses cendres, est un conquérant jusqu’à son ultime métamorphose… en animateur de télévision.

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